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    Ganapati bappa morya !

    « Père Ganapati, reviens-nous !

     

     La folie des grandeurs

     

     

    La fête du dieu Ganesh... L'une des plus grandes célébrations hindoues à travers l'Inde, l'un des moments les plus forts de mon temps passé dans les entrailles de Mumbai.

    Pour le cours d'histoire, je fais place à notre ami Wik qui vous l'explique très bien sur le lien suivant:  Ganesh Chaturthi

    Comme pour chaque festivité, la ville toute entière se met en condition et consacre la plus grande partie de son commerce de rue à la vente d'objets et autres artifices utiles et dédiés à l'événement, et ce durant des jours, voire des semaines avant qu'il ait lieu. 

    Et à peine la célébration terminée (qui souvent dure plusieurs jours), les rues reprennent un aspect "neutre" en un claquement de doigts, afin de faire place à quelque chose de nouveau; des élections, une fête religieuse, la fête des couleurs, la fête des lumières, l'arrivée de la saison des mangues, la commémoration de l'anniversaire ou de la mort de Gandhi (pour n'en citer qu'un), ou encore la fête de l'indépendance ...

    Bref, les jours fériés et les "dry days" sont nombreux, offrant de belles occasions de se réunir et de vivre de grands moments!

    Voici en image les préparatifs de la fête du Dieu Ganesh, dont l'histoire initiale la plus courante est triste, mais dont les "vertus" attribuées sont nombreuses et puissantes, et pour lequel tant de gens se réunissent avec joie et respect.

     

    La folie des grandeurs

     

    La folie des grandeurs

    Chaque année ce sont des milliers de Ganesh qui sont vendus dans des centaines d'échoppes comme celles-ci. Principalement réalisés en plâtre, presque tout le monde s'en attribue un, choisi avec soin, mais celui-ci n'aura qu'une place éphémère,     jusqu'à son offrande.

    Ce qui n'empêche en rien que chacun en ait déjà un, voir plusieurs à leur domicile, sur leur lieu de travail, dans leur voiture etc... qu'ils soient en plastique, en pierre, en argent ou en or.

     

    La folie des grandeurs

    Un cortège nocturne déambulant au pied de notre tour. Une sorte d'exposition publique de leur acquisition, durant laquelle les propriétaires apportent leur "divinité" à leur domicile.  Une ambiance festive et colorée, le convoi est souvent équipé de tambours et de haut- parleurs, dont la musique rythme les pas de danse de tous les participants.

     

    La folie des grandeurs

    Il n'est pas rare de croiser la route de ces géants, trônant plus haut que les camions...

     

    La folie des grandeurs

     

    La folie des grandeurs

     

    La folie des grandeurs

    Atelier "Ganesh" à la maison. Nous avons trouvé l'une des dernières pièces "Brutes" disponibles dans notre quartier. Après de longues heures quelque peu interrompues, nos deux anges nous ont offert un véritable chef-d’œuvre, avec une main en moins certes, mais qu'importe!

     

    La folie des grandeurs

    Une halle d’artisans locaux fabriquant des statues de Ganesh en plâtre, à deux pas de chez nous. Les clients les commandent à l'avance selon leurs envies, n'hésitant pas à les prévoir dans des formats gigantesques, car l'on ne recule devant rien pour témoigner de sa foi... Et il vaut mieux être prévoyant, peut être que le voisin a fait des frais lui aussi cette année!?!  :-)

    La folie des grandeurs

     

    La folie des grandeurs

     

    La folie des grandeurs

     

    La folie des grandeurs

     

    La folie des grandeurs

     

    La folie des grandeurs

    Sanjay & Jaya qui, comme à leur habitude, échangent quelques mots avec quiconque croise leur route... Certainement curieux de savoir en quoi consistaient les repas de ces artisans...

    La folie des grandeurs

     

    La folie des grandeurs

     

    La folie des grandeurs

     

    La folie des grandeurs

     

    La folie des grandeurs

     

     

    Le meilleur du sujet reste à venir...

     

     

     

     

     

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    Un cœur, deux vies

     

    Je reprends place devant mon clavier, laissé plutôt inactif ces derniers temps...

     J'ai investi beaucoup de temps dans la mise en place de ma nouvelle activité qui a pris forme lors de notre séjour en Suisse ces 2 dernières semaines.

     

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    Soirée de lancement de " Sanjaya " à Nyon

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    J'ai été très sensible à votre enthousiasme et voudrais remercier toutes celles et ceux qui sont venus découvrir mes créations et effectuer leurs premières commandes jeudi dernier!

    Ces 2 semaines passées au pays ont été d'une folle intensité! Juste le temps de fêter mon anniversaire, de recevoir la visite de mon amie et ex-voisine de Mumbai maintenant installée en Pologne, d'aller au cirque Knie à Bulle et écouter Il Divo à Genève, d'organiser ma soirée de lancement de Sanjaya, d'assister au mariage de ma belle sœur Sandhya et son mari Peter, de m’intéresser au vendanges de mon père, de découvrir une démonstration privée de Cor des Alpes dans le jardin familial, d'effectuer les visites de routine chez le pédiatre, dentiste, et ainsi de suite...

     

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    Mais aussi faire le plein de tendresse avec nos familles, qui essaient de rattraper un peu de ce temps perdu, avec leurs petits-enfants qui grandissent loin d'eux, et leur enfant qui s'épanouit et fait face aux aléas de la vie comme jamais ils ne l’auraient imaginé...

    Sans oublier nos amis, avec lesquels nos rencontres s'effectuent au compte goutte durant cette course contre la montre. Il ne nous est même pas possible de passer du temps avec tous ceux que nous aimerions particulièrement voir, réalité frustrante mais n'enlevant en rien la place qu'ils ont dans nos vies.

     

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    Quant à tous les autres, je dois vous avouer avoir été surprise par le nombre de personnes m'ayant reconnue après notre passage sur la RTS, et s'étant adressées à moi avec beaucoup de sympathie. Au restaurant, au marché, dans les boutiques, au cirque, à la station service, bref à tout moment et en toutes circonstances quelqu'un a un mot gentil. Même en transit à Bruxelles durant notre voyage de retour une passagère nous a demandé si nous repartions pour l'Inde...

    Nous quittons notre terre natale toujours le cœur un peu lourd, laissant derrière nous tant de gens qu'on aime, qui nous aiment, et tant de beauté que la Suisse a à offrir. Mais notre joie est toute aussi forte lorsque nous retrouvons notre chez nous, ici.

    Au moment même ou je suis sortie de l'avion,  cette odeur bien particulière de l'Inde m'a plongée dans une sensation de bien être profond, et m'a envahie de souvenirs s'enchaînant les uns aux autres, tels des flashs. J'étais sans hésiter prête et impatiente de vivre la suite de notre histoire ici.

    Nous sommes partis durant la mousson, qui a laissé place à de fortes chaleurs et un ciel dégagé pour nous accueillir.

     

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    Un après midi pluvieux du mois d'août

     

    Nous somme à l'aube de presque un mois de vacances scolaires (et d'un nouveau semestre scolaire), qui débuteront mardi et durant lesquelles sera célébré Divali, la fête des lumières et le nouvel an du calendrier Hindou.

    Des milliers de lumières illumineront la ville, tel un arbre de noël gigantesque! C'est une belle période de l'année, très attendue par une majorité d'indiens.

    Dans l’immédiat, nous aurons le plaisir d'accueillir des amis chez nous, pour qui nous avons préparé un joli emploi du temps, afin de partager une fois encore nos coups de cœurs et simplement leur ouvrir les portes de notre quotidien.

     

     

     

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    Du 7ème art dans toute sa grandeur !

     

     

    Luxury boollywood

     

    Aller au cinéma est, d'une part culturel, mais avant tout cela fait partie de ces moments insolites qui  font la différence à Mumbai.

    Émotions, détente, confort et plaisirs gustatifs... Une simple séance est l'occasion d'éveiller tous nos sens. Le simple fait de s'installer presque plus confortablement qu'à la maison, tout en bénéficiant d'un service de restauration "au siège" rend l'appréciation du film presque secondaire :-)

     

    Luxury boollywood

     

    Luxury boollywood

     

    Comme il en est question dans presque chaque établissement public, l'air conditionné contraste radicalement avec la température extérieure. Mais au cinéma, je ne survis pas au choc thermique que cela nous inflige sans être équipée de chaussettes et de vêtements chauds, exclusivement prévus à cet effet, incluant Le gros châle en laine.

     

     Luxury boollywood

     

     

    Le billet individuel se vend ici entre 2oo et 700 roupies ( entre environ 3 et 10 CHF ), le prix varie suivant les cinémas et le jour de projection. L'espoir de trouver un film en français n'est qu'illusion (sur petit ou grand écran), ils sont diffusés en anglais, hindi, marathi, punjabi, ou autres dialectes indiens.

    Chaque séance est précédée de l'hymne national, chacun se tient debout, statique, les bras le long du corps, face à l'immense drapeau indien flottant à l'écran. Puis, naturellement, sans un bruit, l'on se réinstalle pour assister à la projection.

     

    Luxury boollywood

     

     

     

     

     

     

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    En carrosse  ...

     

    Il fut un temps, se déplacer en voiture était sans discuter une initiative des plus banales, organisée, sans trop d'encombre, et répondait à des règles de circulation et de sécurité strictes... Et surtout, il était rare d'entendre le bruit d'un klaxon..

     

    En carrosse!

     

    En carrosse!

     

    Aujourd'hui il en est tout autrement ...

     

     

    En carrosse!

     

    En carrosse!

     

     

    En carrosse!

     

    ...

     

     

     

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    Partie me brûler les ailes pour mieux avoir

    les pieds sur terre!

     

     

    Partie saluer le soleil

     

    Il y a des endroits, comme celui-là, où règne une telle énergie qu'il nous semble que le temps s'est arrêté, et l'on oublie qu'il y a un avant et un après... 

    Ce fut l'une des dernière expérience nourrissante passée en compagnie de  mon amie Eti, qui m'aura définitivement fait découvrir le meilleur de Mumbai, et à qui je dois également la plupart des belles rencontres que j'ai faites ici.

    A ma grande tristesse, tous ces merveilleux instants de rires et de complicité passés dans les endroits les plus insolites de Mumbai ont pris fin à mon retour de Suisse. Car c'est ailleurs qu'elle est allée poser ses valises pour 3 nouvelles années, ainsi est la réalité des familles de diplomates...

     

    Yoga house

     

    Yoga house

     

    Avant son départ il fallait entre autre impérativement qu'elle me fasse découvrir  The Yoga House   à Bandra, un quartier très branché plus au nord de Mumbai. Maud, la propriétaire d'origine française, a su créer au milieu de cette jungle urbaine un "sanctuaire" dédié au yoga, avec un espace café & petite restauration diététique absolument incontournable, dans lequel on ne résiste pas à s'installer pour apprécier un breuvage maison, sur l'une ou l'autre des petites terrasses perchées dans une végétation très apaisante!

     

    Yoga house

     

    Yoga house

     

    Yoga house

     

    Quant au cours de yoga en lui-même, je dois avouer avoir souffert un maximum... Cette première séance d’initiation a eu lieu lors d'un cours avancé, dédié à des femmes et hommes ayant des années de Yoga derrière eux, impliquant de bonnes connaissances des postures, beaucoup de souplesse et une résistance à l'effort. 3 facteurs qui me font totalement défaut! J'étais la plus jeune mais la plus "rouillée"! Cependant j'ai pu clairement constater les bienfaits que cette activité peut apporter au corps et à l'esprit. C'était magnifique de voir avec quelle aisance un corps entrainé et sollicité dans son ensemble peut être notre meilleur allié et un partenaire de taille au cours d'une vie, particulièrement en vieillissant.

    L'Inde étant le berceau du Yoga, cette discipline est pratiquée dans l'ensemble du pays, quotidiennement et de différentes façons. Les opportunités sont telles qu'il serait bête de se priver de ses incontestables bienfaits  ...  pour autant qu'elle soit pratiqué à juste niveau!

     

     

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    Il était une fois un havre de paix ...

     

    Sweet Swiss

     

    Il est fréquent lors de rencontres que l'on me demande quelle mouche m'a piquée pour quitter de plein gré un pays comme la Suisse pour l'Inde... Inévitablement, la curiosité de savoir si je me plais à vivre ici se verbalise, je suis de ce fait très souvent ramenée à sortir mon même refrain pour expliquer le plus brièvement possible pourquoi nous sommes là, et combien je me plais à vivre ici. L'idée d'un tel "sacrifice" est  incompréhensible pour la plupart de mes interlocuteurs indiens. 

    Je prends plaisir à leur répondre simplement que tout oppose ces deux pays, ou plutôt qu'ils se complètent parfaitement. Je me dis toujours que l'endroit idéal à vivre serait un mix parfait entre les deux.

    La Suisse est Le Pays par excellence des indiens. Avoir été un jour sur le toit de l'Europe à la Jungfrau est un symbole de prestige et une fierté pour tous ceux qui ont eu la chance de visiter la Suisse, ou un simple rêve pour beaucoup d'autres indiens. Chaque année plusieurs films Bollywood sont tournés dans nos belles Alpes, en lieu et place du Cachemire où il est devenu trop dangereux de tourner. D’où une partie de la popularité Suisse en Inde.

     

    Sweet Swiss

     

    Sweet Swiss

     

    So Sweetzerland

     

    Les points forts de la Suisse sont pour ainsi dire inaccessibles en Inde, et inversement. Je dirais que ce qui manque à mon quotidien est la facilité et la liberté de mouvement, pouvoir me déplacer rapidement, et par mes propres moyens. Aussi, j'apprécierais grandement avoir sous la main les quelques grands magasins auxquels j'étais habituée, aussi bien pour des besoins quotidiens que plus occasionnels. Cela m'aurait déjà été d'une grande aide lors de notre installation ici. Ou encore, je regrette la diversité et la proximité des activités variées auxquelles il était primordial d'avoir accès avec mes enfants, tels que les petites excursions en forêt ou au zoo, prendre le bateau, partir en montagne, aller se luger, partir pour de longues balades à travers champs ou dans le vergers de mon père, un endroit hors du temps et idéal pour un petit pique-nique. Tout ceci apportaient beaucoup de bienfaits aux enfants, et à moi également. Tout était proche et facilement accessible...

    Je crois que l'élément majeur manquant à notre nouvelle vie ici est la relation que nous avions avec la nature, ayant alors un grand sens dans notre vie.

     

    "Sweetzerland"

     

    Sweet Swiss

     

    Sweet Swiss

     

    Sweet Swiss

     

    Sweet Swiss

     

    Sweet Swiss

     

    Sweet Swiss

     

    Sweet Swiss

     

    Sweet Swiss

     

    Sweet Swiss

     

    Les divergences liées aux questions d'hygiène entre l'Inde et la Suisse sont importantes. La quantité de détritus avec laquelle nous devons cohabiter ici est impressionnante, malgré les efforts et les nouvelles mises en place de gestion des déchets. Les mauvaises habitudes sont malheureusement très ancrées, et dans certains coins de la ville le tableau est plutôt effrayant.

    Mais hormis cette triste réalité, additionnée à la pollution, la poussière et les différents virus qui circulent, il y a également dans l'air de Mumbai quelque chose d'impalpable et de très puissant, complètement enivrant.

    On aime ou on n'aime pas. Sans demi mesure. Moi j'aime, et j'arrive à laisser de côté et ne même plus prêter attention à tout ce qui ferait partie de la face obscure de mon environnement. Je ne sais pas si c'est une capacité de savoir se mettre dans une bulle et de n'y laisser entrer que les choses contribuant à son bien être, ou si c'est être déconnecté de la réalité ou carrément l’occulter, mais qu'importe, tant que je m'y sens bien. Je me laisse emporter et la magie opère...

    Dans cette même balance mais penchant du côté indien, j'y déposerais l'énergie qui m'emporte dès que je mets un pied dehors, l'intensité de la vie qui s'y passe partout et tout le temps, le climat qui m'offre l'impression lors de chaque réveil d'être en vacances, ou encore la beauté et l'émotion qui se dégagent de beaucoup de lieux,  de rencontres. Ici tout se vit avec intensité. Tout est là, ou presque. La ville se modernise à grande vitesse, tout en restant encore très authentique. Les contrastes sont omniprésents.

    J'apprécie également et suis très reconnaissante de la facilité et la normalité avec lesquelles je peux avoir de l'aide, qu'il s'agisse des tâches ménagères,  de la préparation des repas, de la garde des enfants quand nécessaire, d'assurer mes déplacements ... Tout ceci rend mon quotidien bien plus léger et me permet de passer le maximum de temps avec mes enfants. Un tel luxe serait inaccessible en Suisse, hors de prix et ne faisant tout simplement pas partie de nos us et coutumes, comme il en est question ici.

     

    Sweet Swiss

     

    Pour faire simple, si j'étais en mesure de refaire le monde, je prendrais:

     

     Notre belle Suisse avec ses montagnes, ses belles étendues, ses prairies et son air "pur", j'y intégrerais l'énergie de Mumbai avec ses rues insolites peuplées de petits marchands d'épices, de tissus, de chai et de fruits et légumes de saison, sans en oublier notre "amazing" chocolat suisse et de petits stands de raclette à l'emporter, à côté de ceux des Wada Pav ( notre burger de  rue indien ). Mes compatriotes sauraient prendre le temps de vivre comme les indiens mais seraient organisés et ponctuels comme les suisses. Le climat serait également celui de Mumbai mais sans mousson, les moustiques n'existeraient pas, nous habiterions une grande maison avec toutes les commodités que nous offre notre building ici mais ceci dans le jardin, ce dernier géré par l'une des personnes en charge du bon fonctionnement de la maison, pour un salaire dérisoire mais amplement suffisant pour qu'elle puissent vivre elle aussi agréablement... Ma famille et mes amis vivraient pas bien loin, notre restaurant serait à nouveau ma deuxième maison, et il ne se passerait plus jamais une année sans voir mon père, ma sœur, ma nièce et tant d'autres personnes auxquelles je suis attachée!       

     

    "Sweetzerland"

    A mon père et ma petite nièce

     

    Je vous dis à très bientôt, en Suisse du 22 mai au 16 juin.

     

     

     

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    Et les enfants dans tout ça ?!?

     

     

    2 Little Angels

     

    On dit que les enfants ont de grandes facultés d'adaptation, qu'ils sont flexibles et que tant qu'ils ont leurs parents, donc de l'amour et de la tendresse, de quoi se nourrir et jouer, ils sont heureux... Il est vrai, mais les satisfactions que j'éprouve à voir mes 2 enfants évoluer et devenir si liés et épanouis vont au delà de mes espérances, et sont intenses. Je pense qu'ils témoignent à eux seuls de la réussite de notre démarche, le reste devient secondaire.

    Je suis tellement fière de cette petite équipe de choc, si complice et téméraire, s'étant adaptée avec tant de facilité à sa nouvelle "vie", si loin de son berceau mais aussi réellement connectée à une partie de ses racines ici.

     

    2 Little Angels

     

    Lors de notre arrivée en Inde l'année passée, Sanjay & Jaya allaient avoir 2 et 4 ans. Nous venons de célébrer pour la deuxième fois leur anniversaire respectif à l'autre bout du monde, en ayant eu la chance d'avoir pour tous les deux des visites de qualité venues de Suisse. Ils ont aujourd'hui 3 et 5 ans, tant de choses se sont passées, en si peu de temps et de façon ininterrompue. Grâce à tout cela ils ont déjà beaucoup gagné en maturité, agrémentée par de fréquentes réflexions surprenantes pour de si petits êtres...

     

    Little Angels

     

    Sanjay

     Little Angels

     

    Little Angels

     

    Jaya

    Little Angels

     

    Little Angels

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

     

    Malgré le fait d'être les seules enfants qui ne soient pas 100% Indiens de leur école, ils se sont parfaitement bien adaptés au système scolaire et ont des  amis avec lesquels ils communiquent facilement en anglais ou en hindi. C'est impressionnant la facilité avec laquelle ils arrivent à passer spontanément, selon l'interlocuteur, d'une langue à une autre.

    Lors de chaque rencontre mensuelle avec les maîtresses, avec qui Sanjay & Jaya ont une magnifique relation, nous sommes inondés d'éloges et d'anecdotes au sujet de nos deux aventuriers. Au début, nous étions très surpris, mais c'est devenu aujourd'hui quelque chose de récurent, ne nous surprenant même plus. Il leur a été offert des distinctions la semaine dernière, lors du dernier jour d'école; Jaya a reçu "Miss Independant" et Sanjay "Mr Joyful". Cela leur va très bien!

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

     

    Je suis heureuse de constater qu'ils sont épanouis, en confiance et vraiment à l'aise avec la population indienne ainsi qu'avec l'ensemble de notre environnement.

    Il est amusant de constater à quel point tout ce qui nous entoure au quotidien leur semble être normal. Chaque expérience plus ou moins inédite ou extraordinaire que nous vivons, ne le serait en réalité pas le moins du monde pour toute personne étant habituée à vivre dans un pays comme la Suisse, en particulier.

    Ils vivent eux aussi une expérience très forte, très riche, et nous avons la chance de n'avoir jamais eu à remettre en question ou à réfléchir sur le degré de leur épanouissement, ou encore sur les éventuelles conséquences de notre départ sur leur bien être et équilibre. Ils nous accompagnent gaiement sans nous compliquer le quotidien, et le simple fait de les regarder vivre nous renforce dans l'idée que cette étape de notre vie a toute sa raison d'être! 

    Nous ne rencontrons donc pas de soucis autres que les conflits et désordres auxquels doivent  faire face les parents ordinaires avec de petits enfants pleins d'énergie, où que ce soit dans le monde. Nous leur en sommes reconnaissants.

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

     

     Little Angels

     

    On dit aussi que

    "L'avenir d'un enfant est l’œuvre de sa mère"

                                                                                                     Napoléon Bonaparte

     

    Cela laisse à réfléchir sur l'impact que nos choix peuvent avoir sur la vie et le futur de nos enfants.

    Aimer ses enfants ne doit pas nous empêcher de prendre des risques, mais il est important, dans la mesure du possible, de leur offrir du temps et de la présence pour rester à l'écoute de ce qui se passe dans leur tête et dans leur cœur. C'est ma priorité.

    Qu'importe l'endroit, quand et comment, qu'importe le prix à payer ou les sacrifices, je suis heureuse de regarder derrière moi et de voir ce que j'ai été en mesure de leur offrir jusqu'ici. Ils me couvrent d'amour et leur joie de vivre est intense.

     

    Le monde leur tend les bras.

    Oui, ils sont heureux. 

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

     

    2 Little Angels

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        Parce qu'avoir des amis est une pièce maîtresse au puzzle de sa vie!

     

    Desperates houswifes

      

     Avec mes amies Thelma & Eti, au milieu ci-dessus, nous avons pour sûr au moins 3 points en commun; nous habitons l'un des 288 appartements du complexe Lodha Bellissimo, dispatchées sur 3 tours de 48 étages. Nous sommes aussi des mamans, de 2 à 4 enfants, pour lesquels nous consacrons la plupart de notre temps .

    Avec Charlotte, tout à gauche ci-dessus, mon autre voisine, nos vies ont plus de divergences, mais ont néanmoins un point en commun majeur; nous parlons français! Elle est d'origine française, installée à Mumbai depuis 4 ans pour des raisons professionnelles. Elle n'a pas d'enfant mais adore passer du temps avec les miens, qui apprécient eux aussi beaucoup sa compagnie.

    Nombreuses sont les raisons ainsi que les occasions de nous retrouver, avec nos familles respectives ou, simplement, pour partager de précieux instants d'amitié, le temps d'un café matinal pendant que les enfants sont à l'école, d'une heure de fitness, de rires en bordure de place de jeux, d'une virée shopping ou d'une soirée bien arrosée.

    Mais plus encore, elles ont été et le sont toujours de précieuses complices, m'ayant offert sans compter leur aide, leurs conseils et leur soutien à chaque fois que j'en ai eu besoin. C'est en effet elles qui m'apportent des soupes réparatrices "maison" quand toute la famille est malade, qui m'emmènent chez le docteur lors d'urgence, qui me dépannent de tout le matériel nécessaire (matelas, duvet, vaisselle.. ) lorsque nous recevons des  visites, qui se démènent lorsque je cherche une nouvelle aide de maison, qui m'ont présenté un grand nombre de personnes avec qui j'ai gardé contact, et qui ont, à coup sûr, une adresse à me donner à la minute ou j'ai besoin d'un dermatologue, d'un dentiste, d'un couturier ou d'une adresse quelconque.

    Bref, simplement je leur suis extrêmement reconnaissante pour toute la générosité qu'elles m'ont témoignée depuis nos rencontres, de même que l'importante présence et l'intense affection qu'elles m'offrent au quotidien. Cela ne remplace en rien tous ceux que j'aime et qui, bien souvent, me manquent cruellement, mais ces quelques personnes, de par qui elles sont, contribuent à mon bonheur et m'aident à supporter la distance, à m'éviter les moments de "solitude", et à rendre cette phase de ma vie encore plus inoubliable.

     

    Desperates houswifes

     

    Desperates houswifes

     

    Desperates houswifes

     

    Ci-dessous avec Thelma et Rajani, lors d'un petit déjeuner dans le café du building voisin. Les belles font toutes deux partie de ces indiennes "émancipées" assumant pleinement, avec assurance et charisme, leur place de femme. Très à l'aise avec leur corps, ainsi qu'avec leur façon de se vêtir,il n'est pas rare que leur présence se fasse remarquer.

    Rajani est elle aussi une de mes voisines et maman dévouée, avec qui il est très agréable de passer du bon temps.

     

    Desperates houswifes

     

     

    Desperates houswifes

     

    En compagnie de ma radieuse amie Rif, ci-dessous, à quelques semaines de vivre l'incroyable expérience que sera sans doute celle de donner vie à son bébé dans un hôpital indien...

     

    Bellissimo's housewives

     

    Desperates houswifes

     

    Desperates houswifes

     

    Un hommage à toutes ces femmes d'exception qui ont une place très particulière dans ma vie, et qui restent si présentes malgré la distance et le temps qui nous séparent...

    A ma mère, ma sœur, ma tante Murielle et ma cousine Emilie, ma cousine Alysse, Isaline, mes amies Laurence, Nathalie, Davina, Camille, Henriette, Mary-Line... et ma petite Hiyam

    Bellissimo's houswifes

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                Ces petits riens qui vous rendent la vie plus légère...

     

     

    C'est un fait, vivre en Inde est compliqué, d'autant plus si l'on est habituée à la qualité de vie que la Suisse offre à ses habitants; l'organisation, la fiabilité, et l'encadrement.

    En Inde, ils ont l'art et les manières de compliquer les choses, les plus simples soient-elles. Nous déployons souvent une énergie folle pour mener à bien des missions des plus banales, telle vite aller acheter des Pampers de même taille que d'habitude, qui d'un jour à l'autre et sans explications se trouvent être absolument indisponibles, malgré l'acharnement et la persévérance dont nous pourrions faire preuve!

    Mais parallèlement, ils savent aussi se simplifier l’existence en ayant mis au point des milliers d'emplois consacrés à de petites prestations très appréciables. Nous bénéficions de ce fait de diverses services de livraison à domicile, très pratiques et vraiment bon marché. Au cours de chaque matinée, des vendeurs indépendants viennent sonner à notre porte à heure fixe, proposant des œufs frais, du pain, des toasts, des noix de coco, du thé chaud... D'autres viennent prendre commande pour le lendemain, comme notre vendeur de fruits et légumes. Ou encore nous avons la possibilité de nous abonner pour recevoir du lait frais de magnifique qualité, livré selon notre convenance 3 fois par semaine.

     

    Un commande ordinaire nous garantissant une cuisine saine &  savoureuse,  souvent locale, préparée en partie par notre aide de maison "Nitu".

     

    Ma dernière démarche fut celle de nous faire livrer du poisson et divers fruits de mer frais du jour, nettoyés et prêts à être cuisinés, le tout livrés quelques heures après la commande dans des emballages réfrigérés. Un vrai bonheur et une alternative plus qu'appréciable pour moi qui n'ai jamais eu le courage de consommer du poisson vendu sur les marchés, faute d'être encore, malgré tout, très sensible et influencée par les odeurs et l’hygiène...

     

    Un marché aux poissons proche de notre domicile, à Lower Parel Station.

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    Et quelques soient vos besoins, vous trouverez toujours quelqu'un qui connait quelqu'un prêt à vous fournir de façon régulière ou occasionnelle tout ce dont vous rêvez, ou presque!

     

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    Les princesses de Dharavi

     

     

    Slum girls

     

     Dharavi n'est autre que le nom d'un bidon-ville, ou plutôt d'une ville à part entière, parfaitement organisée et autonome au cœur de Mumbai. Il a été pendant longtemps considéré comme étant le plus grand bidon-ville au monde, comptant aujourd'hui environ 1 million d'habitants.  De nombreuses scènes du film "Slumdog millionaire" y ont été tournées.

    J'ai gardé de côté pendant longtemps un petit flyer proposant des visites guidées de cet endroit, cette partie de la ville n'étant pas trop recommandée pour s'y balader seul en tant que touriste ou "étranger". L'idée d'une "visite guidée" me freinait un peu, ayant peur que cela soit ressenti par les habitants comme étant une visite de voyeurisme ou une intrusion dans leur intimité. Nous pénétrons dans la réalité de ces milliers de personnes, comprenant beaucoup d'enfants, dont un grand nombre n'est jamais sorti des quelques 2.2 km2 qui forment ce quartier. On parle d'une densité de 450'000 habitants par km2, soit 20 fois plus que la densité moyenne de Mumbai (22'000).

    Je m'y suis finalement rendue pour la première fois au mois de novembre avec mon amie Nathalie, venue de Suisse nous rendre visite, et à qui je voulais donner la chance de découvrir quelque chose d' "autre", afin de vivre Mumbai sous toutes ses coutures, et de façon intensive...  

                          Car c'est bien cela qui représente le plus cette ville;                        les contrastes et l'intensité!

     

    Slum girls

    En chemin pour une nouvelle aventure avec Nath !

     

    J'avais une idée assez précise de ce à quoi m'attendre, de ce à quoi pouvait bien ressembler un tel lieu et quelle impression il allait me laisser. Mais contre toute attente, cette après-midi passée à traverser et découvrir les entrailles de cet endroit hors du temps, bâti sur d'anciens marécages, fut une des plus belles surprises que Mumbai m'ait offerte.

    C'est Balaji qui nous avait alors servi de guide pour cette première visite. Il n'est âgé que de 25 ans, mais a une maturité impressionnante. Il vit à Dharavi depuis sa naissance et n'en est sorti pour la première fois à ses 21 ans. Il travaille comme guide pour Reality Tour, une agence de voyages organisant différents tours et excursions à travers l'Inde, et dont 80% des bénéfices sont reversés au profit de l'éducation, de la santé et de divers projets à Dharavi.

    Dès lors, nous y avons emmené tous nos amis venus nous rendre visite, et chaque excursion fut une véritable expérience, durant laquelle il nous est offert de découvrir aussi bien les impressionnantes rues industrielles que les quartiers d'habitations, ces dernières comprenant pour la plupart 1 pièce d'environ 10 m2 pour des familles entières, souvent nombreuses, incluant le point de cuisine, l'espace à vivre et où dormir. Rares sont les logements qui ont une fenêtre ou de la lumière du jour. Seuls quelques privilégiés ont des wc à la maison, pour tous les autres ils sont publics et payants, avec un ratio d'une toilette pour environ 1'500 utilisateurs, ayant la possibilité d'acheter des abonnements mensuels ou annuels, ou de payer chaque utilisation quelques roupies.

    J'avais été interpelée lors d'un tour par une affiche concernant des entrainements de foot pour jeunes filles. Raphael, particulièrement attaché à ce sport et aimant l'idée que les filles puissent le pratiquer "librement" ici,  il se renseigna et pris rapidement contact avec l'association "Reality Gives", l' ONG de "Reality Tour". Quelques jours plus tard, il se rendait au cœur du Slum pour rencontrer ces demoiselles âgées de 7 à 20 ans et leur donner leur premier entraînement. Depuis lors il s'investit très sérieusement dans ce beau challenge 2 fois par semaine, le faisant vivre une expérience humaine extraordinaire.

     

    Slum girls

     

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    Slum girls

     

    Slum girls

     

    Pour la plupart de ces filles, se joindre à l'équipe nécessite une dérogation spéciale de la part de leurs parents, n'étant d'habitude pas autorisées à passer du temps à jouer dehors.

    Certaines jouent en basket, d'autres sont pieds nus, faute de moyens. Mais toutes prennent cette opportunité très au sérieux et ont la même envie de donner leur maximum.

     

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    Ces images ont été prises ce dimanche, lors d'une journée "découverte" pour les jeunes de Dharavi, organisée sur le coin de terre habituel leur servant de terrain de foot.

    Nous avons été très sensible à l'accueil chaleureux que l'ensemble de ces jeunes ont offert à Sanjay & Jaya. Ce sont des enfants au cœur d'or, dont l'environnement et les conditions de vie ne suffiront jamais à leur voler leur joie de vivre.

     

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    "Celui qui a une maison n’en a qu’une, celui qui n’en a aucune en a mille."

                                                                  Proverbe Indien

     

     

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  • 1er février 2013. Nous partions, laissant derrière nous nos familles, nos amis, notre bar et notre restaurant à Nyon, ainsi qu'une vie parfaitement rodée et plaisante. Après 3 mois de course folle, nous nous disions au revoir, certains sans trop savoir pourquoi, ni jusqu'à quand, mais une chose était sûre nous avions chacun le cœur lourd.

     

    Mais à cela se mêlait beaucoup de joie, d'excitation, de curiosité. Je ne réalisais pas au-devant de quoi je me trouvais, et n'avais pas vraiment eu le temps de me poser beaucoup de questions entre le moment où nous avions décidé de partir et l'instant où j me retrouvais assise dans l'avion, 3 mois plus tard, avec mes 2 trésors, quelques valises et accompagnée de la RTS, prête pour le meilleur…et pour le pire!

     

    Des débuts périlleux, fatigants, accompagnés de beaucoup de déceptions. Ayant refusé d'emménager dans l'appartement qui nous avait été réservé peu de temps avant notre arrivée, et ce malgré les difficultés que nous avions déjà rencontrées pour son acquisition, nous avons du en toute priorité entreprendre de nouvelles recherches pour un logement. Aucune minute de répit, ces démarches me plongèrent directement dans la réalité!

     

    22 jours s'enchainèrent à devoir réserver des nuits presque à l'unité, tant les promesses et les planifications fluctuaient. Ce fut dans 5 hôtels géographiquement opposés (ITC Grand Central, Shangrila, Malabar Hill Club, Intercontinental & Sofitel) que nous passions nos premières semaines, trainant derrière nous des valises de plus en plus conséquentes, comptant au final 18 bagages & sacs désordonnés!

    Finalement nous nous installèrent à Lodha Bellissimo, une magnifique résidence dans le quartier de Mahalaxmi, au plein centre du Mumbai que nous côtoyons, juste derrière l'immense et reposant Race Course. Le quartier ne nous séduit pas plus que ça, mais le complexe est idéalement situé et nous offre tout ce dont nous avons besoin avec les enfants.

     

      Notre building  et son quartier

    http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?p=93069757

     

     Une année s'est passée

     

     

    Notre vue.. qui n'est plus!

     

     

    Le club house

     

     

    Une année s'est passée

     

     

    Une année s'est passée

     

     

    Une année s'est passée

     

     

    Une année s'est passée

     

     

    Notre temple à Lodha

     

     

    Une année s'est passée

     

     

    Ensuite il faut trouver... tout trouver... Du mobilier, de la vaisselle, des affiliations à une compagnie de gaz, une compagnie de désinfection d'insectes, une école pour Sanjay, une voiture, un chauffeur, une aide ménage/cuisine/enfants, des bonnes adresses pour faire les courses (et croyez-moi ce n'est pas une mince affaire!), puis un coiffeur, un médecin, une connexion internet.... bref il faut tout recommencer, et surtout ne pas être pressée...

     

    Tranquillement les choses prennent forme, un quotidien s'installe, je trouve des repères et me sens à l'aise dans cette immense mégapole de 20 millions d'habitants, lesquels semblent quotidiennement rencontrer au travers de Jaya ou de moi  les premières et seules européennes de la ville.

     

    Au retour d'un mois passé en Suisse de mi-mai à mi-juin de la même année, (pour divers événements planifiés avant notre grand départ), nous revenons à Mumbai nous plonger directement dans une mousson sans fin, se prolongeant jusqu'à début octobre. Période passablement astreignante avec peu d'activités extérieures pour les enfants, et dont le taux d'humidité, si élevé, infligea tout du long de dures leçons à, entre-autre, ma garde-robe! Parallèlement ce fut aussi de grands moments de découvertes, d'aventures et de rires, lorsque nous nous faisions brutalement détremper, nous qui croyons pouvoir nous jouer des averses...

     

     

    Une année s'est passée

     

     

    Surpris par une averse à Bandra

     

     

    Quelques moments forts se sont greffés à mon quotidien devenu de plus en plus diversifié, tels l'entrée à l'école de Sanjay en juillet, puis de Jaya en novembre au 2e semestre, mes 30 ans en septembre, ou encore le jour où j'ai coupé plus de 80 cm de cheveux d'un coup (autant vous dire qu'ils n'ont pas fini à la poubelle!) pour une coupe très rock' n roll! 

     

     

    Une année s'est passée

     

     

     

    Une année s'est passée

     

     

    Quant aux activités professionnelles de Raphael, elles furent sujettes à de nombreux rebondissements et difficultés. Nous nous trouvons dans un pays où faire cavalier seul est inimaginable, mais ou les rapports commerciaux  sont fragiles et incertains. Cependant les choses avancent de façon prometteuses, et il est aujourd'hui, plus encore que jamais, dans une vague d'inspirations, mettant en place différentes ouvertures, tout en faisant preuve comme à son habitude de patience et de ténacité. Chaque jour est une mise à l'épreuve, et il est vrai que "ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort"!

     

     Les 3 derniers mois de l'année ont étés rythmés par un grand nombre de visites d'amis et membres de notre famille, dont les absences commençaient à se faire sentir... Nous avons aussi eu la chance de passer les fêtes de fin d'année autour d'un sapin bien garni accompagnés d' une partie des parrains-marraines des enfants, avec qui nous avons profité de descendre quelques jours à Goa et y fêter le 31 avec notre ami compatriote installé là-bas. Une bouffée d'air frais!

     Nous avons également passé du temps avec notre équipe de la RTS, venus préparer la saison 4 de Bye Bye la Suisse à nos côtés.

     

     

    Une année s'est passée

     

     

    Ce début d'année a commencé dans une belle dynamique. J'arrive enfin à consacrer un peu de temps à mes projets, dont le partage via ce blog des moments fort que je vis ici et qui méritent de ne pas être simplement oubliés.  Je suis aussi très inspirée par différents projets touchant au textile, dont je partagerai prochainement certaines idées. J'ai dernièrement commencé à donner des cours de français, et surtout ma vie sociale s'est joliment remplie, m'offrant du précieux et régulier bon temps!

    Sans pour autant oublier toutes celles et ceux qui font partie de moi depuis bien longtemps.. ici, et ailleurs... !

     

    Un bilan réjouissant, tout en sachant que le meilleur reste à venir!

     

     

    Une année s'est passée

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